Épisode 2 – L’École des savoirs

Quand un projet se veut ambitieux et durable, les mêmes tensions surgissent, mais à une autre échelle.

Quelques semaines auparavant, je me rends compte maintenant que le même fil était déjà apparu. Cette fois, c’était l’École des savoirs, un projet fragile et ambitieux : coopération, transmission horizontale, reconnaissance des savoirs d’expérience.

Dès les premières rencontres, les mêmes tensions : qui décide, qui s’exprime, comment gérer les rythmes différents et les engagements fluctuants. Le cadre était là, mais il ne suffisait pas.


Ce que je cherchais

Je ne cherchais plus la “bonne méthode”.
Je cherchais ce qui permet à des collectifs de rester capables : discuter quand ça frotte, réajuster leurs règles, apprendre malgré l’incertitude.

De ces expériences accumulées, un fil a pris forme.
Un réseau discret, invisible parfois, qui relie, soutient et permet aux formes fragiles de persister et d’apprendre. Plus tard, ce fil aura un nom : Mycellium.


Aujourd’hui, quand j’accompagne un groupe, je ne me demande plus quelle méthode appliquer.
Je me demande :

Qu’est-ce qui doit être relié pour que le collectif reste capable d’agir, même si le contexte se durcit ?

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