Quand les machines sont éteintes et que le cadre habituel vacille, que reste-t-il pour tenir une classe ?
La découpeuse vinyl était éteinte. L’imprimante 3D aussi. Pourtant, tout semblait déjà hors de contrôle.
Lors de cette formation sur le design thinking, les enseignants ne cherchaient pas de recettes. Ils voulaient comprendre comment tenir une classe quand le cadre habituel vacille.
Très vite, les questions sont arrivées, pressantes :
« Concrètement, qui touche la machine ? »
« Et si un élève monopolise tout ? »
« Comment maintenir la persévérance quand certains se copient ? »
Ce n’était pas la machine le problème
Le problème n’était pas technique.
Il était dans le cadre implicite, celui où l’enseignant contrôle, oriente, régule. Dans le fablab, tout se brouillait : rôles, temps, autonomie et responsabilité.
La tension n’était pas entre les participants, mais entre deux manières d’habiter l’enseignement : laisser faire ou cadrer. Mon rôle n’était pas de trancher, mais de tenir l’espace, pour que quelque chose d’autre puisse émerger : apprendre à coopérer dans l’incertitude.
À la fin de la journée, les machines ont fonctionné.
Les enseignants sont repartis avec des idées, mais surtout avec une question intacte :
Comment apprend-on ensemble quand les règles ne sont plus données d’avance ?
Ce fil ne s’arrêtait pas au fablab…