Relier des compétences ne consiste pas à transmettre des connaissances, mais à créer des espaces où elles circulent et se transforment ensemble.
Accompagner un groupe de travail académique
Avec ce groupe académique, j’ai accompagné la mise en place des open badges pour la reconnaissance des compétences informelles travaillées par les éco-délégués.
Rapidement, il est apparu que la technique importait peu. Ce qui comptait, c’était :
- comment chacun comprenait l’intérêt des badges pour son travail,
- comment le groupe pouvait s’approprier l’outil, ajuster les usages selon ses besoins,
- comment créer des routines collectives pour que les badges deviennent des repères d’apprentissage et de reconnaissance.
Expérimenter ensemble
Nous avons testé différentes façons de faire circuler l’information : ateliers, partages d’expériences, ajustements en temps réel.
Les tensions et les désaccords n’étaient pas rares. Mais chaque obstacle devenait un point d’apprentissage collectif.
Les moments les plus riches n’étaient pas ceux où j’expliquais quelque chose.
Ils étaient ceux où le groupe s’auto-organisait pour résoudre un problème, se répartir les rôles, inventer des façons de vérifier et valoriser ce qu’ils avaient accompli.
Le fil Mycellium
À travers ces sessions, le fil que j’avais suivi depuis le fablab, la forêt et les écolieux, s’est encore clarifié.
Mycellium, ce n’était pas un programme ou un outil.
C’était un principe : créer des conditions pour que les collectifs restent capables d’apprendre, de s’ajuster et de tenir ensemble, même quand le contexte ou les règles sont incertains.
À la fin de ces ateliers, je me suis rendu compte que ce fil ne se limitait plus à des lieux précis ou des groupes ponctuels.
Il pouvait exister partout où des collectifs veulent apprendre ensemble, malgré l’incertitude et les tensions.
Et ce fil, Mycellium, continue de se tisser, invisible mais présent, d’un contexte à l’autre.
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